Publié le 10 mars 2024

Contrairement à une idée reçue, la réussite d’un secours en montagne ne dépend pas de la chance, mais d’une chaîne de décisions logiques et rapides que vous pouvez influencer.

  • Coûts réels : Une intervention héliportée peut dépasser 3000€ l’heure, un montant qui excède souvent les plafonds des cartes bancaires classiques.
  • Gestes critiques : Le numéro d’une balise ou des skis en croix sont des signaux opérationnels décisifs pour les secouristes, pas de simples conventions.

Recommandation : Comprendre cette logique est votre meilleure assurance. L’étape suivante est d’évaluer vos contrats pour éviter les mauvaises surprises financières.

Le ciel est bleu, la neige est parfaite. Et puis, la chute. Un genou qui craque, un autre skieur que l’on percute. Le premier réflexe est souvent un mélange de panique et d’incertitude. Faut-il appeler le 112 ? Le numéro de la station ? Que dire ? Dans ces moments, on pense à protéger la victime du froid, à la rassurer. Ce sont de bonnes intentions, mais elles sont souvent incomplètes et parfois même contre-productives si elles ne s’inscrivent pas dans un protocole précis.

L’enjeu n’est pas seulement de savoir quoi faire, mais de comprendre pourquoi les secouristes vous demandent ces informations et pas d’autres. La véritable préparation ne réside pas dans une liste de gestes à mémoriser, mais dans la compréhension de la logique opérationnelle des professionnels qui vont intervenir. Connaître leur raisonnement, leurs contraintes et leurs priorités est la seule façon de passer du statut de témoin passif à celui de premier maillon efficace de la chaîne de survie. C’est cette connaissance qui transforme le stress en action coordonnée et qui, au final, fait toute la différence.

C’est précisément ce que nous allons décortiquer ensemble. De l’appel initial à la facture finale, cet article vous plonge au cœur de la mécanique du secours en station. Nous aborderons les gestes qui comptent vraiment, les décisions médicales qui déterminent le transport, la réalité des coûts et le maquis des assurances. L’objectif est simple : vous donner les clés pour réagir avec calme et efficacité, en sachant que chaque action que vous entreprenez est la bonne.

Pourquoi donner le numéro de la balise la plus proche sauve 10 minutes vitales ?

Lorsque vous appelez les secours, la première question sera toujours : « Où êtes-vous ? ». Votre réponse détermine la rapidité de l’intervention. Sur un domaine skiable, la référence absolue est le numéro de la balise de piste la plus proche. Chaque jalon coloré qui borde la piste porte un numéro unique. Pour un pisteur-secouriste, ce numéro n’est pas un simple repère, c’est une coordonnée GPS précise dans son système cartographique. En le communiquant, vous éliminez toute ambiguïté et permettez à l’équipe de se diriger sans hésitation vers la bonne zone. Une description comme « au milieu de la piste bleue des Marmottes » est sujette à interprétation et peut faire perdre de précieuses minutes à chercher.

Ces 10 minutes que vous faites gagner ne sont pas anodines. Elles correspondent au temps qu’il faut à une équipe pour couvrir une large zone, interroger d’autres skieurs et finalement vous localiser visuellement. En cas de traumatisme grave ou d’hypothermie naissante, ce délai est critique. Le numéro de balise est le moyen le plus direct de transformer l’information en action. Il est donc impératif de lever la tête et de repérer ce numéro avant même de composer le 112 ou le numéro des secours de la station (souvent indiqué sur le plan des pistes).

Si aucun jalon n’est visible, notamment en hors-piste ou en randonnée, il faut passer à un plan B structuré. La technologie moderne offre des alternatives fiables qui, là encore, reposent sur la précision. L’improvisation n’a pas sa place quand le chronomètre tourne. Il s’agit de fournir des données exploitables par un centre de coordination des secours.

Comment planter les skis en croix pour éviter le sur-accident avant l’arrivée des pisteurs ?

Une fois l’alerte donnée, votre deuxième mission est de sécuriser la zone. Un accident sur une piste attire la curiosité mais représente aussi un obstacle dangereux pour les autres skieurs. Le risque de « sur-accident » – où un autre skieur vient percuter la victime ou les personnes qui lui portent assistance – est bien réel. Pour l’éviter, il existe un code universel en montagne, simple et visible de loin : planter une paire de skis en forme de X, une vingtaine de mètres en amont de l’accident.

Ce signal visuel remplit une double fonction. Premièrement, il alerte les skieurs qui descendent de la présence d’un obstacle non identifié et les incite à ralentir, à changer de trajectoire et à être vigilants. Deuxièmement, il sert de balise visuelle pour les pisteurs-secouristes qui approchent. Dans le dédale blanc d’une piste bondée, ce X se détache et leur permet de repérer la scène d’intervention immédiatement. C’est un gain de temps et un gage de sécurité pour tout le monde.

L’environnement montagnard peut être chaotique et dangereux, même pour les secours. Comme le montre l’expérience du PGHM sur des terrains instables, la première préoccupation est de stabiliser la situation. En plantant les skis en croix, vous contribuez directement à cette stabilisation. C’est un geste simple qui démontre une compréhension de l’environnement et de ses dangers. Il faut le faire fermement, en s’assurant que les skis sont bien ancrés dans la neige et visibles de loin.

Skis plantés en croix dans la neige pour signaler un accident sur une piste

Comme le montre cette image, le signal doit être non équivoque. Il s’agit de créer une rupture visuelle claire sur la piste. Si vous disposez de plusieurs paires de skis, n’hésitez pas à en utiliser d’autres pour créer un périmètre de sécurité plus large. Vous devenez ainsi le premier garant de la sécurité de la victime en attendant l’arrivée des professionnels.

Barquette ou scooter : qui décide du moyen de transport vers le cabinet médical ?

Lorsque les secouristes sont sur place, une évaluation de la victime commence. Le choix du moyen d’évacuation – la fameuse barquette tractée par un pisteur, le scooter des neiges, voire l’hélicoptère – n’est jamais laissé au hasard. Il ne dépend ni du confort, ni de la rapidité perçue, mais d’un arbitrage médical strict mené par le chef d’équipe sur place, souvent en lien avec un médecin régulateur.

La décision repose sur la suspicion de diagnostic. Le critère numéro un est la présence ou l’absence d’un traumatisme axial (colonne vertébrale, bassin, tête). Si une telle lésion est suspectée, la victime doit être immobilisée dans un matelas à dépression (dit « coquille ») et transportée dans une barquette, qui assure une stabilité parfaite. Le scooter est alors formellement contre-indiqué car les vibrations et les mouvements pourraient aggraver la blessure. Pour une blessure mineure à un membre (poignet, épaule) sans autre complication, le scooter sera privilégié pour sa rapidité sur terrain facile.

Cette décision est parfois le fruit d’une discussion entre plusieurs entités, comme l’explique un professionnel. Comme le soulignent les secouristes du PGHM de Chamonix, lors d’appels coordonnés :

Il s’engagera alors une conférence tripartite entre l’USEM, le CODIS et le SAMU pour analyser la situation et convenir collégialement des moyens à mettre en œuvre

– Adjudant Johan, PGHM Chamonix – Gendinfo

Le tableau suivant résume la logique opérationnelle qui guide ce choix crucial, où la sécurité de la victime prime sur toute autre considération.

Critères de décision pour le transport d’urgence
Critère évalué Barquette Scooter Hélicoptère
Suspicion traumatisme axial Obligatoire Contre-indiqué Prioritaire
État de conscience altéré Recommandé Déconseillé Si disponible
Blessure mineure membre Possible Privilégié Non justifié
Polytraumatisme Temporaire Interdit Immédiat
Terrain accidenté/verglacé Adapté Risqué Optimal

L’erreur de couvrir la victime avec sa propre veste en attendant les secours

Le froid est l’ennemi silencieux en montagne. Lorsqu’une personne est blessée et immobile sur la neige, elle se refroidit très vite. Le réflexe commun est de vouloir la « réchauffer » en la couvrant, souvent avec sa propre veste de ski ou celle d’un ami. C’est une erreur potentiellement grave. Le problème principal n’est pas le froid de l’air, mais celui qui vient du sol. La neige agit comme un énorme radiateur à froid, aspirant la chaleur corporelle par conduction. Une personne assise ou allongée sur la neige peut entrer en hypothermie même si la température de l’air est positive.

La priorité absolue est donc d’isoler la victime du sol. Avant de penser à couvrir, il faut glisser sous elle tout ce qui peut faire office d’isolant : un sac à dos, une corde, des vêtements secs pliés, ou idéalement une couverture de survie. En faisant cela, vous coupez le pont thermique le plus important. Ensuite seulement, la couverture (de survie de préférence) peut être utilisée pour la protéger du vent et conserver la chaleur qu’elle produit encore. Appliquer une veste froide (à température extérieure) directement sur la victime peut même initialement accentuer la perte de chaleur.

L’utilisation correcte d’une couverture de survie est également cruciale. Le côté argenté doit être tourné vers la victime. Il est conçu pour réfléchir jusqu’à 90% du rayonnement infrarouge émis par le corps, limitant ainsi la déperdition de chaleur. Le côté doré, lui, absorbe la chaleur extérieure et doit donc être tourné vers l’extérieur. C’est un détail technique qui a une importance capitale.

Technique d'isolation thermique d'une victime en montagne avec une couverture de survie placée sous elle

Cette image illustre le principe fondamental : l’isolation par le dessous. Remarquez le sac à dos placé sous la victime, créant une barrière essentielle contre le froid du sol. La couverture de survie vient ensuite envelopper la personne. C’est cette séquence – isoler d’abord, couvrir ensuite – qui est la procédure correcte et efficace pour lutter contre l’hypothermie en attendant les secours.

Quand le rapatriement sanitaire est-il déclenché par l’assistance ?

Une fois la victime prise en charge au cabinet médical de la station, ou à l’hôpital le plus proche, une autre phase peut commencer : celle du rapatriement. Il ne faut pas confondre l’évacuation d’urgence (des pistes vers le médecin) et le rapatriement sanitaire (de l’hôpital vers le domicile). Ce dernier n’est pas automatique et est décidé par le médecin-conseil de votre société d’assistance (liée à votre assurance ski ou votre carte bancaire), et non par le médecin qui vous a soigné sur place.

Le déclenchement du rapatriement repose sur deux critères principaux. Le premier est l’inadéquation des infrastructures médicales locales par rapport à la pathologie. Si vous êtes dans un petit dispensaire et que votre état nécessite une chirurgie complexe, un transfert vers un centre hospitalier mieux équipé sera organisé. Le second critère, plus fréquent, est l’état d’intransportabilité du patient. Après une opération ou pour certaines blessures, le médecin de l’assistance peut juger que voyager (même en ambulance ou en train) présente un risque. Le rapatriement sera alors différé jusqu’à ce que votre état soit stabilisé.

Il est important de noter que les règles et les prises en charge varient énormément d’un pays à l’autre. En France, les secours sur le domaine skiable sont payants. Dans d’autres régions, comme la Vallée d’Aoste en Italie, ils peuvent être gratuits sauf si l’intervention est jugée non nécessaire. En Suisse, le système d’assurance maladie de base peut intervenir, mais avec des limites strictes. Par exemple, selon le système d’assurance suisse, le plafond annuel de remboursement est limité à 5 000 francs suisses par an (environ 5 200€), ce qui peut être rapidement atteint.

Pourquoi les frais d’hélicoptère dépassent souvent le plafond de votre carte bancaire standard ?

L’image de l’hélicoptère des secours est spectaculaire, mais la facture qui l’accompagne peut l’être tout autant. Le coût d’une intervention héliportée en montagne est très élevé et se calcule souvent à la minute de vol. Les tarifs varient, mais selon les tarifs communiqués par les services de secours de Courchevel, le coût peut atteindre 82 euros la minute pour un hélicoptère médicalisé. Une intervention de 30 minutes, temps tout à fait courant entre le décollage, la localisation, le treuillage et le transport à l’hôpital, peut ainsi facilement approcher les 2 500 €.

Le problème majeur vient de la confusion dans les contrats d’assurance, notamment ceux des cartes bancaires. De nombreuses cartes Visa Premier ou Gold Mastercard affichent des plafonds de « frais médicaux » élevés, mais un plafond distinct et bien plus bas pour les « frais de recherche et de secours ». Une évacuation en hélicoptère tombe dans cette seconde catégorie. Le plafond est souvent limité à 5 000€, parfois moins, et peut être partagé entre plusieurs sinistres sur une année.

Comme le résume un expert en assurances, la distinction est fondamentale :

La distinction entre le plafond ‘Frais de recherche et secours’ et le plafond ‘Frais médicaux’ est cruciale. Un secours en hélico tombe dans le premier, souvent limité à 5 000€ sur les cartes standards.

– Expert en assurances montagne, France-épargne Academy

Le tableau ci-dessous, basé sur les tarifs moyens observés, donne une idée de l’échelle des coûts, qui peuvent rapidement excéder les garanties de base.

Tarifs indicatifs des secours selon les zones d’intervention
Zone d’intervention Tarif moyen Tarif maximum observé
Front de neige 150-200€ 226€
Zone piste éloignée 340€ 591€
Hors-piste accessible 700€ 1015€
Hélicoptère (par heure) 1800€ 3500€
Évacuation haute montagne 2500€ 5000€

Dans quel ordre effectuer les recherches de victimes en moins de 15 minutes ?

Nous abordons ici un scénario différent mais tout aussi critique : l’avalanche. Dans cette situation, le temps n’est plus un facteur d’efficacité, il devient le facteur principal de survie. La fameuse « courbe de survie » est implacable : les statistiques de survie en avalanche montrent que 90% des victimes survivent si elles sont dégagées dans les 15 premières minutes. Ce chiffre chute à seulement 30% après 35 minutes. C’est pourquoi les compagnons de la victime, présents sur place, sont les plus à même d’intervenir efficacement. L’attente des secours organisés est souvent trop longue.

L’intervention doit être méthodique et non paniquée. Elle repose sur l’utilisation du triptyque de sécurité que tout pratiquant du hors-piste doit maîtriser : DVA (Détecteur de Victimes d’Avalanche), sonde, et pelle. La recherche avec le DVA n’est pas une course désordonnée, mais un protocole précis qui se décompose en plusieurs phases. Chaque phase a un objectif et une technique spécifiques, conçus pour optimiser le temps et l’énergie.

La panique est le pire ennemi. Suivre un plan d’action clair et répété à l’entraînement permet de rester efficace sous pression. Le but est de localiser la victime le plus précisément possible avec le DVA et la sonde avant de commencer à pelleter. Un pelletage au mauvais endroit est une perte de temps et d’énergie dramatique. Le plan d’action suivant détaille la procédure standard utilisée par tous les secouristes et guides de haute montagne.

Plan d’action : Recherche DVA en 5 phases

  1. Phase 1 – Recherche du signal : Balayer la surface de l’avalanche en S, avec une largeur de bande maximum de 50 mètres entre chaque passage pour capter le premier signal.
  2. Phase 2 – Recherche directionnelle : Une fois le signal capté, suivre la flèche et la distance indiquées par le DVA, en se déplaçant rapidement jusqu’à environ 3-4 mètres de la cible.
  3. Phase 3 – Recherche fine en croix : Ralentir. Tenir le DVA au ras du sol et effectuer des mouvements lents et perpendiculaires (en croix) pour trouver le point où la valeur de distance est la plus faible. Marquer ce point.
  4. Phase 4 – Sondage en spirale : À partir du point marqué, commencer à sonder avec la sonde, perpendiculairement à la pente, en formant une spirale de plus en plus large jusqu’à sentir le contact avec la victime. Laisser la sonde en place.
  5. Phase 5 – Pelletage stratégique : Commencer à creuser en V en aval de la sonde. Le but est de créer un accès rapide aux voies respiratoires de la victime, pas de faire un trou vertical.

À retenir

  • La précision de votre appel initial (numéro de balise) conditionne directement la rapidité de l’intervention.
  • Les coûts d’un secours, notamment héliporté, peuvent très vite dépasser les plafonds des assurances de carte bancaire standard.
  • L’isolation de la victime par rapport au sol enneigé est plus cruciale et plus urgente que le fait de la couvrir par le dessus.

L’assurance « Carré Neige » est-elle un doublon inutile avec votre carte Gold ?

C’est la question que se posent de nombreux skieurs au moment d’acheter leur forfait. D’un côté, une assurance dédiée et bien connue, le Carré Neige. De l’autre, les garanties offertes par les cartes bancaires « premium » (Gold Mastercard, Visa Premier). À première vue, on pourrait penser être doublement couvert. En réalité, les deux produits sont très différents dans leur philosophie et leur fonctionnement, et le choix dépend de votre profil et de votre aversion au risque (et à la paperasse).

La différence fondamentale réside dans le mécanisme de prise en charge. Le Carré Neige fonctionne par paiement direct : en cas d’intervention, les secouristes sont payés directement par l’assurance. Vous n’avez rien à avancer. Les assurances des cartes bancaires fonctionnent, elles, sur un principe de remboursement. Vous devez payer l’intégralité des frais de secours (qui peuvent s’élever à plusieurs milliers d’euros), puis constituer un dossier complexe pour obtenir un remboursement, souvent plusieurs semaines plus tard. Ce point est parfaitement illustré par l’expérience de certains skieurs secourus.

On m’a confirmé qu’il y avait bien possibilité de prendre en charge les frais de secours : ouf, je lui avais acheté une tarte aux myrtilles avec ma carte visa premier le matin même ! Puis, on m’a orienté vers la plateforme de déclaration de sinistre. Et là j’avoue que j’ai été totalement épouvantée par la quantité de justificatifs à fournir !

– Une skieuse secourue, Voyage Family

Au-delà de l’avance de frais, les plafonds et l’étendue des garanties diffèrent aussi considérablement, comme le montre ce tableau comparatif basé sur les garanties standards. L’assurance de la carte bancaire a été activée pour cet exemple par le paiement du forfait.

Ce tableau comparatif, s’appuyant sur les données généralement constatées, met en lumière les différences clés à considérer, comme le montre une analyse des garanties ski.

Comparaison indicative Carré Neige vs Carte Gold/Premier
Critère Carré Neige Carte Gold/Premier
Avance de frais secours NON (paiement direct) OUI (remboursement ultérieur)
Plafond secours pistes 50 000€ 5 000-15 000€
Hors-piste avec guide Couvert Variable selon banque
Remboursement forfait OUI (immédiat) OUI (max 850€)
Bris matériel personnel OUI Limité location
Délai remboursement Direct/5 jours 4-8 semaines
Franchise 50€ 0-75€

Pour faire un choix éclairé, il est indispensable de revoir la comparaison détaillée entre les assurances dédiées et celles des cartes bancaires.

En définitive, la question n’est pas de savoir si une assurance est meilleure que l’autre, mais laquelle correspond à votre besoin de tranquillité d’esprit. Pour vous assurer une protection optimale lors de vos prochaines sorties, l’étape suivante consiste à examiner en détail les conditions générales de vos contrats d’assurance actuels et de votre carte bancaire.

Questions fréquentes sur la gestion d’un accident en montagne

Pourquoi l’isolation du sol est-elle plus importante que la couverture par le dessus ?

La neige agit comme un radiateur à froid qui aspire la chaleur corporelle par conduction directe. La perte de chaleur par le sol est 5 fois plus rapide que par l’air ambiant. C’est le danger principal et la priorité absolue à gérer.

Quel est le bon côté d’une couverture de survie ?

Le côté argenté doit être tourné vers la victime pour réfléchir le rayonnement infrarouge du corps et conserver la chaleur. Le côté doré, qui absorbe la chaleur externe, doit être tourné vers l’extérieur pour capter le soleil ou isoler du froid.

Peut-on utiliser des vêtements froids pour couvrir une victime ?

Non, c’est une erreur. Appliquer des vêtements à température extérieure (froids) sur une personne déjà en train de se refroidir peut accentuer la perte de chaleur initiale par conduction. Il faut toujours isoler du sol d’abord, puis envelopper dans une couverture de survie ou des vêtements secs et si possible chauds.

Rédigé par Marc Dujardin, Guide de Haute Montagne UIAGM et expert en nivologie, cumulant 15 ans d'expérience en ski de randonnée et alpinisme. Il forme les pratiquants à la sécurité en montagne, à la gestion du risque d'avalanche et aux techniques de secours.