Publié le 15 mars 2024

En résumé :

  • La clé n’est pas d’éviter de tomber, mais d’apprendre la « chute intelligente » pour progresser sans douleur.
  • Les protège-poignets sont utiles, mais la meilleure protection est d’apprendre à tomber les poings fermés.
  • La fameuse « faute de carre » s’évite en maîtrisant la séquence Tête-Épaules-Pieds et en regardant toujours sa destination.
  • Un réglage de départ en « duck stance » (+12°/-6°) facilite l’équilibre et les premiers dérapages.
  • Pour se relever sans s’épuiser, la technique de la « tortue » (rouler sur le ventre) est votre meilleure alliée.

On a tous cette image en tête : le snowboarder qui flotte sur la poudreuse, enchaînant les courbes avec une facilité déconcertante. Puis vient la réalité du premier jour. Le froid, les fesses douloureuses et cette impression que la planche a sa propre volonté, souvent celle de vous envoyer violemment contre la neige. Beaucoup de débutants se focalisent sur des conseils techniques comme « fléchis les genoux » ou achètent du matériel de protection en espérant un miracle.

Ces conseils sont utiles, bien sûr, mais ils passent à côté de l’essentiel. La peur de la chute, et surtout de la fameuse « faute de carre », paralyse plus que le froid. Elle crispe les muscles, bloque le regard et empêche le mouvement fluide nécessaire à la glisse. On se retrouve à lutter contre la planche, à s’épuiser pour se relever, et la journée de rêve se transforme en séance de torture.

Mais si la véritable clé n’était pas de lutter contre la chute, mais plutôt d’apprendre à tomber intelligemment ? Et si chaque déséquilibre était une information précieuse que votre planche vous envoie ? C’est tout l’objet de ce guide. Oubliez la performance, on va se concentrer sur la sérénité. Nous allons démystifier les points qui font vraiment peur pour que vous puissiez enfin dialoguer avec votre planche, et non la combattre. De l’équipement qui sauve vraiment la mise aux techniques pour se relever sans y laisser un poumon, en passant par le secret pour déjouer le piège des fautes de carre, vous allez découvrir que le snowboard est avant tout une question de relâchement et de confiance.

Cet article est structuré pour vous accompagner pas à pas, des réglages de base jusqu’aux premiers réflexes de sécurité. Explorez les sections qui vous intéressent le plus pour transformer votre appréhension en pur plaisir de la glisse.

Pourquoi le test de la poussée dans le dos n’est pas toujours fiable pour trouver son sens ?

Alors, la première question qu’on te pose : « T’es goofy ou regular ? ». Goofy, c’est le pied droit devant. Regular, le pied gauche. La méthode classique pour le savoir, c’est le fameux test de la « poussée surprise dans le dos ». Le pied que tu mets en avant pour te rattraper serait ton pied naturel. Simple, non ? En théorie, oui. Mais en pratique, c’est beaucoup plus nuancé.

Ce test peut être faussé par le stress, l’anticipation ou tout simplement parce que l’équilibre statique (se rattraper) et l’équilibre dynamique (glisser) ne font pas appel aux mêmes réflexes. Certains se sentent à l’aise avec le pied droit devant pour shooter dans un ballon, mais préfèrent le gauche pour rider. Il n’y a pas de règle absolue. Le plus grand risque est de se « bloquer » dans une position qui n’est pas naturellement confortable sur la planche.

Le meilleur conseil que je puisse te donner est de ne pas sacraliser ce test. Au début, le plus important n’est pas d’être « goofy » ou « regular », mais de trouver une position où tu te sens stable. Loue une planche, demande au loueur un réglage neutre (on y vient juste après) et essaie de glisser sur quelques mètres avec un pied, puis l’autre. Écoute ton corps. Lequel des deux pieds te donne le plus l’impression de « piloter » ? C’est ça, ton vrai guide. Ne te prends pas la tête, au pire, inverser les fixations prend 5 minutes.

L’essentiel est de commencer sur une base sereine, car la vraie progression viendra de la confiance que vous allez construire avec votre planche.

Protège-poignets ou gants renforcés : quel équipement est indispensable pour le jour 1 ?

La peur numéro un du débutant, c’est la fracture du poignet. Et pour cause : le premier réflexe en tombant en arrière est de tendre les mains pour amortir la chute. C’est une très mauvaise idée en snowboard. Les statistiques sont formelles, comme le rappelle l’Association Médecins de montagne, où l’on apprend que près de 50% des blessures chez les moins de 16 ans sont des fractures du poignet. La question de la protection est donc tout sauf secondaire.

Alors, protège-poignets rigides ou gants avec renforts intégrés ? Les deux ont leurs avantages et inconvénients, et le choix dépend surtout de votre niveau d’anxiété et de votre objectif. Voici un résumé pour y voir plus clair.

Comparaison des solutions de protection pour les poignets
Type de protection Avantages Inconvénients Pour qui ?
Protège-poignets rigides Protection maximale, rassurance psychologique Mobilité réduite, risque de report de fracture Anxiété maximale, premiers jours
Gants renforcés Compromis mobilité/protection, polyvalent Protection moindre qu’un protège-poignet Riders réguliers, niveau intermédiaire
Technique de chute Protection 100% efficace et gratuite Nécessite apprentissage et pratique Tous les niveaux (essentiel)

Le tableau le montre bien : la vraie protection, la plus durable et la plus efficace, n’est pas un équipement, mais une compétence. C’est la technique de la « chute intelligente ». Elle consiste à ne JAMAIS tendre les mains en cas de chute. Au contraire, il faut fermer les poings et les ramener contre sa poitrine, comme un boxeur qui se protège. Le choc est alors absorbé par les fesses ou les avant-bras, qui sont bien plus solides.

Démonstration de la technique de chute en snowboard avec les poings fermés près du corps

Comme on le voit sur cette image, la position correcte consiste à garder les bras fléchis et les mains près du corps. Les protège-poignets sont un excellent « filet de sécurité » psychologique pour les premières heures, mais votre objectif doit être de vous en passer en maîtrisant ce réflexe. Entraînez-vous à tomber de cette façon à l’arrêt, sur neige molle. C’est le meilleur investissement que vous puissiez faire pour votre sécurité.

En résumé, portez des protections pour être serein au début, mais concentrez-vous sur l’apprentissage de la chute correcte pour être libre et en sécurité pour toujours.

Duck stance ou directionnel : quel réglage pour faciliter l’apprentissage des virages ?

Ok, on a trouvé notre pied avant. Maintenant, comment on oriente les fixations ? C’est une question qui peut paraître hyper technique, mais la réponse est simple pour un débutant : on vise le confort et la polyvalence. Les deux grands types de réglages sont le « directionnel » et le « duck stance ».

Le réglage directionnel, c’est quand les deux pieds sont orientés vers l’avant (ex : +15° pour le pied avant, 0° ou +3° pour l’arrière). C’est top pour la prise de carre à haute vitesse, mais moins tolérant pour un débutant qui cherche encore son équilibre. Le duck stance (position « en canard »), c’est quand le pied avant est orienté vers l’avant et le pied arrière vers l’arrière (ex : +12°/-6°). Cette position est beaucoup plus naturelle et stable à l’arrêt ou à faible vitesse, ce qui est votre quotidien le premier jour.

Pour un débutant, je recommande sans hésiter de commencer avec un duck stance léger. Comme le confirment les experts de marques comme Jones Snowboards, le duck stance offre une grande stabilité et facilite les mouvements de torsion nécessaires pour déclencher les virages. C’est aussi la position qui vous permettra d’essayer de rider en « switch » (dans l’autre sens) sans même vous en rendre compte, ce qui est excellent pour développer votre équilibre global. Une bonne base de départ est +12 degrés sur le pied avant et -6 degrés sur le pied arrière. La largeur entre les fixations (le « stance width ») doit être à peu près celle de vos épaules.

Ne vous enfermez pas dans un réglage. Votre position va évoluer avec votre niveau. Voici une stratégie simple sur 3 jours :

  • Jours 1-2 : Duck stance léger (+12° / -6°). L’objectif est le confort, la stabilité et la réussite des premiers dérapages en feuille morte.
  • Jour 3 et plus : Une fois que vous êtes à l’aise avec le dérapage, vous pouvez commencer à évoluer vers un stance plus directionnel (+15° / 0° ou +15° / -3°) pour avoir plus d’attaque dans les virages.

L’important est de trouver le réglage qui vous permet de vous sentir stable et de vous concentrer sur le mouvement, pas sur la peur de tomber.

Le piège de planter la carre aval qui vous éjecte violemment face contre terre

On y est. La fameuse, la redoutée, l’inévitable… faute de carre. C’est cette chute violente et soudaine, souvent en avant, qui vous laisse le souffle coupé et le moral dans les chaussettes. Mais qu’est-ce qui se passe exactement ? C’est simple : vous êtes en train de glisser sur la carre de vos talons (backside) et, par inadvertance, la carre de vos pointes de pieds (frontside), qui est alors en aval de la pente, « mord » la neige. La planche s’arrête net. Vous, non. L’éjection est garantie.

La plupart des débutants pensent que c’est un problème de pieds. En réalité, 90% des fautes de carre sont un problème de regard et d’épaules. Votre planche va là où votre corps lui dit d’aller. Et le chef d’orchestre de votre corps, c’est votre tête. Si vous regardez vos pieds en priant pour qu’ils tournent, vos épaules vont rester face à la pente, créant une contre-rotation qui va inévitablement faire planter la mauvaise carre. La solution est un protocole simple et à répéter jusqu’à ce qu’il devienne un réflexe : le Tête-Épaules-Pieds. Votre regard doit initier le virage, le reste suivra naturellement.

La faute de carre n’est pas votre ennemie. C’est une leçon gratuite et un peu brutale qui vous dit : « Hé ! Tu ne regardes pas au bon endroit ! ». Une fois que vous comprenez ça, vous dédramatisez la chute et vous vous concentrez sur la cause. Voici le plan d’action à appliquer pour chaque virage.

Votre plan d’action anti-faute de carre : Le protocole Tête-Épaules-Pieds

  1. TÊTE : Pivotez la tête et fixez un point loin dans la direction où vous voulez aller. Ne regardez jamais vos pieds !
  2. ÉPAULES : Laissez vos épaules suivre la rotation de votre tête, comme si elles étaient reliées par une barre invisible.
  3. PIEDS : Mettez une légère pression sur le pied avant pour engager la nouvelle carre. Le reste du corps est déjà orienté, la planche suivra.
  4. POIDS : Gardez votre poids sur la jambe avant pendant tout le déclenchement du virage. C’est le gouvernail.
  5. ALIGNEMENT : Assurez-vous que vos épaules restent bien alignées au-dessus de la planche pour éviter toute contre-rotation parasite.

Transformez la peur de la faute de carre en un simple rappel à l’ordre : « Où est-ce que je regarde ? ». La réponse à cette question déterminera 90% de votre succès.

Comment se relever sans épuiser ses abdominaux quand on a les deux pieds attachés ?

Après la faute de carre vient un autre défi de taille : se relever. Si vous êtes tombé sur le dos, le premier réflexe est de tenter une sorte de « crunch » abdominal pour se redresser. Après trois tentatives, vous êtes essoufflé, vos abdos brûlent, et vous êtes toujours assis dans la neige, l’air dépité. Cette technique est non seulement épuisante, mais elle est aussi très inefficace. Il existe une méthode bien plus intelligente et économique en énergie : la technique de la tortue.

Le principe est simple : au lieu de lutter contre la gravité en face, on l’utilise à notre avantage. Si vous êtes sur le dos, ne tentez pas de vous redresser. L’astuce consiste à rouler sur vous-même pour vous retrouver sur le ventre. C’est un mouvement qui ne demande quasiment aucun effort. Une fois sur le ventre, le plus dur est fait. Vous êtes dans une position de force.

De là, la manœuvre est un jeu d’enfant. Vous plantez la carre de vos orteils (la « carre toeside ») dans la neige pour bien stabiliser la planche. Ensuite, vous vous mettez à quatre pattes, en appui sur vos mains et vos genoux. Il ne vous reste plus qu’à pousser sur vos mains pour vous redresser complètement. Cette méthode est dix fois moins fatigante que de forcer sur ses abdominaux et vous permet de repartir frais et dispos.

Snowboarder démontrant la technique de relevé à quatre pattes sur la neige

Si vous êtes tombé sur le ventre, c’est encore plus simple. Si vous êtes tombé sur les fesses et que vous ne voulez pas rouler, il y a une autre astuce : penchez-vous en avant, attrapez la carre toeside de votre planche avec une main et tirez dessus. Ce mouvement de levier vous aidera à basculer votre poids et à vous remettre en position assise, prêt à utiliser la méthode de la tortue ou à vous relever en poussant sur une main.

Arrêtez de gaspiller votre énergie dans des combats perdus d’avance. Soyez plus malin que la gravité, soyez une tortue !

Quand fléchir les jambes pour absorber l’impact sans rebondir ?

On vous l’a dit et répété : « Fléchis les genoux ! ». C’est le conseil numéro un en snowboard. Mais ce qu’on oublie souvent de préciser, c’est *quand* et *comment* fléchir. Une flexion permanente et crispée ne sert à rien, si ce n’est à vous fatiguer les cuisses en dix minutes. Vos jambes ne sont pas juste là pour baisser votre centre de gravité. Ce sont de véritables amortisseurs actifs, comme sur une voiture de rallye.

L’analogie de l’amortisseur est parfaite pour comprendre le principe. Un bon amortisseur ne reste pas compressé, il travaille. Il se comprime pour absorber une bosse et se détend ensuite pour garder le contact avec le sol. En snowboard, c’est pareil. Votre rôle est d’anticiper le terrain et de faire travailler vos jambes en flexion-extension. Une flexion au mauvais moment peut même être contre-productive et vous faire « rebondir » ou perdre l’équilibre.

Le secret, c’est l’anticipation. La flexion se fait juste AVANT la bosse ou le changement de terrain, pour permettre à vos jambes de s’étendre et d’absorber le relief en douceur. Ensuite, vous vous étendez de nouveau pour retrouver une position neutre. Ce mouvement de « pompage » est ce qui crée une glisse fluide et contrôlée, par opposition à une glisse rigide et saccadée. Pour développer ce ressenti, rien de tel qu’un petit exercice pratique.

Voici un exercice simple à faire sur une piste verte peu fréquentée :

  • En ligne droite, à faible vitesse, lancez des cycles de flexion-extension amples et lents.
  • Sentez comment la planche accélère légèrement quand vous poussez sur vos jambes (extension) et ralentit quand vous vous baissez (flexion).
  • Concentrez-vous sur la pression sous vos pieds et essayez de rendre le mouvement le plus fluide possible.
  • Une fois à l’aise, appliquez ce pompage sur des petites variations de terrain pour sentir vos jambes « gommer » les imperfections de la piste.

Arrêtez de simplement « fléchir les genoux » et commencez à « pomper » avec vos jambes. C’est là que se trouve le secret d’une glisse puissante et sans effort.

Snooc, Yooner ou luge classique : quel engin offre les meilleures sensations pour un adulte ?

Soyons honnêtes : les débuts en snowboard peuvent être frustrants. Si, malgré tous ces conseils, vous avez l’impression de passer plus de temps les fesses dans la neige qu’à glisser, il n’y a aucune honte à vouloir juste s’amuser. La montagne offre une multitude de façons de ressentir le plaisir de la glisse, sans la barrière technique du snowboard. Si vous cherchez une alternative pour une après-midi de fun pur ou pour accompagner des amis non-skieurs, les nouveaux engins de glisse pour adultes sont une option géniale.

Oubliez la luge en plastique de votre enfance. On parle ici d’engins conçus pour les adultes, offrant des sensations de pilotage, de vitesse et de carving. Le Yooner et le Snooc sont les deux principaux acteurs de ce renouveau. Mais alors, lequel choisir ? Tout dépend des sensations que vous recherchez. L’un des grands avantages du Snooc est que son accès aux remontées mécaniques est majoritairement autorisé, ce qui n’est pas toujours le cas des autres.

Voici un tableau pour vous aider à y voir plus clair et choisir l’engin qui correspond à votre envie du moment :

Comparatif des engins de glisse alternatifs pour adultes
Critère Luge classique Yooner Snooc
Facilité prise en main Immédiate 5 minutes 10 minutes
Potentiel carving/virages Faible Bon Excellent
Confort journée Moyen Bon Très bon
Accès remontées mécaniques Non Certaines stations Majoritairement autorisé
Sensations Vitesse brute, nostalgie Karting sur neige Mix ski-luge polyvalent

Le Yooner offre des sensations très proches du « karting sur neige », avec une position très basse et des virages dérapés faciles à déclencher. C’est le fun immédiat. Le Snooc, lui, demande un petit temps d’adaptation supplémentaire mais offre un potentiel de carving (virages coupés) bien supérieur, se rapprochant des sensations du ski ou du snowboard, mais avec la stabilité d’une assise. C’est un excellent outil pour apprendre les trajectoires et la prise de carre sans la contrainte de l’équilibre debout. C’est un peu le « Mario Kart » de la glisse : facile d’accès, mais avec une vraie profondeur de pilotage pour ceux qui veulent pousser plus loin.

Parfois, la meilleure façon de progresser est de prendre une pause et de se rappeler pourquoi on est là en premier lieu : pour s’amuser.

Points clés à retenir

  • La chute est un outil, pas un échec. Apprenez à tomber poings fermés pour progresser sans peur.
  • Votre regard est le volant. Regardez loin où vous voulez aller et laissez votre corps suivre pour éviter les fautes de carre.
  • L’économie d’énergie est primordiale. Utilisez la technique de la « tortue » pour vous relever sans vous épuiser.

Comment entrer dans un snowpark pour la première fois sans se faire hurler dessus ?

Le snowpark. Avec ses modules impressionnants et ses riders qui volent dans tous les sens, il peut ressembler à un sanctuaire intimidant réservé à une élite. Pourtant, la plupart des parks ont des lignes « débutant » (XS ou S) conçues pour s’initier en douceur. Le plus grand danger n’est pas la difficulté des modules, mais le non-respect des règles de sécurité et de « savoir-vivre » qui régissent cet espace.

La règle d’or est simple : Observer avant d’agir et ne jamais être un obstacle. Un snowpark est un environnement avec un « flow », un rythme. Chaque rider a calculé sa vitesse et sa trajectoire. S’arrêter au milieu d’une zone d’élan ou en bas d’une réception de saut, c’est le meilleur moyen de provoquer une collision grave et de se faire (à juste titre) hurler dessus. La sécurité est primordiale, d’autant que le risque est réel. Les statistiques de Médecins de montagne sont sans appel et montrent que 100% des traumatismes crâniens en snowpark surviennent chez des riders sans casque. Le casque n’est donc pas une option.

Pour votre premier run, votre objectif n’est pas de tenter une figure, mais de comprendre le fonctionnement du park. Voici une feuille de route simple pour une première incursion respectueuse et sécurisée :

  • 1. Le tour de reconnaissance : Faites un premier passage en contournant tous les modules. Observez qui va où, les vitesses nécessaires, les lignes possibles.
  • 2. Repérez les zones critiques : Identifiez les zones d’élan (en amont des kickers) et les zones de réception (en aval). Ce sont des zones « interdites » à l’arrêt.
  • 3. Regardez toujours en haut : Avant de vous lancer sur une ligne ou un module, vérifiez toujours que personne n’arrive derrière vous.
  • 4. Annoncez-vous : C’est une coutume. Un simple « Dropping! » ou « J’y vais ! » crié avant de vous élancer prévient les autres que la place est prise.
  • 5. Commencez petit : Visez la ligne XS ou S. Les « rollers » (séries de petites bosses douces) sont parfaits pour travailler votre flexion-extension et vous habituer au terrain.

Ces règles de base sont le passeport pour être accepté et respecté dans un snowpark. Pour être sûr de ne rien oublier, relisez cette feuille de route pour un premier run serein.

Maintenant que vous avez les clés pour déjouer les pièges du débutant, de la faute de carre à la gestion de l’énergie, vous êtes prêt à transformer chaque chute en une leçon et chaque virage en une petite victoire. Alors, prêt à vous lancer et à ressentir ce plaisir unique de la glisse ? La montagne vous attend.

Rédigé par Sébastien Bozon, Moniteur de ski diplômé d'État (BEES 1er degré) avec 20 ans d'enseignement dans les Alpes du Nord. Ancien compétiteur régional, il est spécialisé dans la pédagogie du ski alpin et le perfectionnement technique pour adultes et enfants.